Dès lors que vous commencez à avoir une gêne où à remarquer que vous avez des problèmes de vue, il est important de consulter. En effet, plusieurs médecins peuvent être à l’écoute et vous aider à mettre un nom sur votre déficience visuelle et à essayer de vous soigner.

 

1. L’ophtalmologiste (ou ophtalmologue, ou oculiste)

L'ophtalmologiste, un médecin professionnel de la vueC’est lui qui va détecter et traiter les maladies de l’œil. C'est donc lui qui pourra déterminer si vous souffrez de troubles ou d'anomalies de la vue et qui pourra vous prescrire des collyres, des verres correcteurs ou des lentilles.

Lorsque la déficience visuelle est opérable, c’est également lui qui va se charger de l’intervention chirurgicale (traitement d’un glaucome, chirurgie de la cataracte, greffe de cornée, opération de la myopie, etc...).

L’ophtalmologiste peut également détecter des maladies plus générales, telles que le diabète ou l’hypertension à travers l’observation de la rétine de l’œil.

Pour les troubles de la vision binoculaire (les deux yeux), ou des pathologies spécifiques chez l’enfant (l'amblyopie, le strabisme) ou chez l’adulte tel que la DMLA (Dégénérescence Maculaire Liée à l’Âge), il pourra aussi orienter le patient vers un orthoptiste.

 

2. L’orthoptiste

C’est un peu le « Docteur des yeux ». C’est le professionnel qui a en charge de rééquilibrer la vision au moyen d’exercices visuels. D’abord, il dresse un bilan complet de votre santé visuelle et détecte les anomalies à corriger.

Il peut également faire des examens, plus ou moins poussés en fonction des cas (radios, analyse du fond de l’œil...) grâce auxquels il pourra déterminer la rééducation oculaire nécessaire.

Ce sont principalement des exercices musculaires pour les yeux, pour réhabituer à contrôler le regard.

Les principales anomalies que l’orthoptiste peut aider à améliorer sont :

 

  • Médecin Orthoptiste spécialisé en Basse vision pour MalvoyantsLe strabisme : un œil dévie de façon permanente ou de temps en temps. Il est dit « convergent » si la déviation se fait vers le nez, « divergent » si c’est vers la tempe, « vertical » si c’est vers le haut ou le bas.
  • L'amblyopie fonctionnelle : insuffisance grave de l’acuité visuelle d’un œil par non stimulation d’une voie visuelle dans l’enfance.
  • Le déséquilibre binoculaire : perturbation du travail des deux yeux ensemble entraînant souvent fatigue visuelle et maux de tête.
  • Les hétérophories : déviation des axes visuels plus ou moins bien contrôlée. Cette déviation empêche la fixation soutenue et ainsi limiter la concentration.
  • Les déficiences visuelles : perte de vision centrale (DMLA, par exemple), perte de vision périphérique, perturbation de l’imagerie rétinienne, déficits neurovisuels suite à des pathologies cérébrales (AVC, rupture d’anévrisme opéré…), etc.

 

3. L’opticien

L’opticien délivre de nombreux équipements optiques (lunettes, lentilles...).

Il a un métier à multiples facettes : il exécute la prescription de l’ophtalmologiste, il prend des mesures, fais des tests, s’assure de vous donner la protection la plus adaptée à votre problème de vue. L’opticien a donc un rôle de conseil auprès de chaque client dans le choix de leur équipement optique, mais également sur le plan esthétique, où il pourra détecter les formes de lunettes les plus adaptées à votre visage par exemple.

Il va également s’occuper de polir et mon monter vos verres.

L’opticien assure également le service après-vente auprès de ses clients.

A noter que la basse vision (et les produits pour malvoyants) est une spécialisation que tous les opticiens ne proposent pas.

 

4. L’ergothérapeute

L’ergothérapeute prend en charge le patient dès lors qu’un problème de santé limite ses possibilités d’effectuer ses soins personnels, de se déplacer et de communiquer. Il prend donc également en charge les malvoyants.

Il va essayer de faciliter le quotidien et d’aménager l’environnement pour le rendre accessible.

Il préconise et utilise des appareillages de série, des aides techniques ou animalières, et des assistances technologiques.

En résumé, il aide les malvoyants dans leur recherche d’autonomie et d’indépendance.

Les ergothérapeutes sont travaillent en libéral, dans des associations dans des organismes de prise en charge financière (MDPH) ou encore dans des entreprises de grande taille !

 

5. Rééducateur AVJ (Aide à la Vie Journalière), ou AVjiste

Leur rôle principal est d’apporter des conseils et amener des adaptations pour améliorer le confort du quotidien : les gestes de la routine, ce qu’ils aiment faire, comment font-ils ces gestes (s’habiller, faire le ménage, pouvoir payer seul avec de la monnaie, utiliser le téléphone, faire à manger...).

Il prend aussi en compte l’adaptation à l’environnement et un autre point très important : la confiance en soi.

Le rééducateur AVJ se déplace au domicile !

 

6. Instructeur en locomotion

Ils contribuent aux réflexions concernant l’accessibilité de l’environnement aux personnes déficientes visuelles. Autrement dit, l’instructeur en locomotion va s’occuper des personnes souffrant d’un handicap à se déplacer à pieds.

Ils exercent leur métier dans des centres de rééducations, des services ambulatoires,  des associations, des centres de formations...

Ils interviennent souvent en partenariat avec d’autres professionnels, comme les orthoptistes, les rééducateurs AVJ...

 

7. Les établissements de réadaptation, ou CRDV (Centre de Rééducation pour Déficients Visuels) 

Les CRDV sont des établissements privés à but non lucratifs. Ils permettent une totale prise en charge des personnes souffrant d’un handicap visuel.

Le but de ces établissements est d’aider les personnes à déficiences visuelles à développer toutes leurs possibilités personnelles et de favoriser leur réinsertion familiale, sociale et professionnelle.

Les personnes concernées seront donc amenées à effectuer un séjour dans l’établissement.
Seulement, ces centres sont peu nombreux et mal répartis sur le territoire Français. Malheureusement, ils ne peuvent, pour le moment, venir en aide au plus grand nombre.

 

8. Les Centres d’Information et de Conseil sur les Aides Techniques (CICAT)

Ces centres permettent aux personnes souffrant d’un handicap (au sens large), de pouvoir découvrir tout le matériel dont ils pourraient avoir besoin. Ainsi on y trouve par exemple des fauteuils roulants, lits médicalisés et produits de basse vision comme les vidéos-agrandisseurs et loupes electroniques.

Centres d’Information et de Conseil sur les Aides Techniques de Strasbourg

 

Ainsi, ils pourront tester le matériel et le comparer, afin de se rendre compte de ce qui leur correspond le mieux en fonction de leur handicap (dont le handicap visuel).

Les CICAT sont présentés comme une exposition. Ainsi, toutes les sociétés peuvent y exposer leurs produits, sous seule condition de louer un emplacement, au sein de l’exposition.

Aide au handicap visuel
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